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JEANNE FILLEUL-BROHY : Cornélienne aux J.O. de 1900 !

En amont des derniers JO de Paris 2024, la presse sarthoise a mis en lumière d’illustres sportifs sarthois ayant participé aux olympiades contemporaines.

Parmi ces figures sportives locales, une Cornélienne apparait dans cette courte liste : Jeanne FILLEUL-BROHY. Une des trois premières femmes à représenter le France aux Jeux Olympiques, de 1900 à Paris, dans la discipline du croquet !

Mais qui est cette sportive Cornélienne ?

Avec l’aide de Gilbert PAULIN et des articles parus, voici quelques éléments de réponses.

Jeanne est née le 1er janvier 1867 à Paris. Elle est la fille d’Alfred HAËNTJENS et Louise MAGNAN. La patronyme HAËNTJENS est – lui – bien connu sur la commune puisque Alfred en a été le Maire de 1860 à 1884, puis conseiller général et député de la Sarthe. Une personnalité qui a beaucoup contribué sur ses propres deniers aux investissements d’époque de notre commune : église, écoles, cimetière etc.

Jeanne, septième sur les dix enfants du couple, s’est mariée à Saint-Corneille en novembre 1893 avec Georges FILLEUL-BROHY, ingénieur des ponts et chaussées. Il y eut à cette occasion une grande fête au château de la Perrigne.

Le couple FILLEUL-BROHY vivait, semble-t-il, principalement à la Perrigne où sont nés leurs six garçons entre 1894 et 1903, même s’ils avaient une résidence à Paris où Georges avait la plupart de ses activités professionnelles. Jeanne contribue notamment à l’activité de la ferme.

C’est donc en 1900, alors âgée de 33 ans qu’elle participe aux Jeux Olympiques de Paris dans l’épreuve du croquet, dans le cadre de l’Exposition universelle. Le croquet, une seule fois reconnu sport olympique, est la discipline pionnière pour la participation des femmes. 

Le croquet est un sport d’extérieur, pratiqué en principe sur gazon qui consiste à faire passer des boules en bois à travers des arceaux en les frappant à l’aide d’un maillet.

Au cours de l’été de cette année-là, trois épreuves olympiques de croquet se sont déroulées sur la « pelouse de Madrid » au Bois de Boulogne : un championnat individuel à une balle, une à deux balles et un championnat en double. A l’issue des épreuves, Jeanne terminera à la 5eme place et ne récoltera donc pas de médaille olympique.

Elle décède en 1937 au Loroux-Botterau (44), 3 mois après son mari ; les articles de journaux indiquent qu’elle était tertiaire franciscaine.

Pour la petite histoire, son frère Marcel participait également à cette olympiade de 1900 en équitation et en croquet. Il ne décrochera pas plus de breloque.

Qu’à cela ne tienne, car l’important c’est de participer !

Sources :

  • Recherches par Gilbert Paulin
  • Ouest France du 25/07/24
  • La Sarthe-Magazine du Département Février/Mars 2024
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